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Les grands médecins chinois et leur histoire

Hua Tuo, pionnier de la chirurgie en Chine

Ayant vécu à la fin de la dynastie des Han orientaux, Hua Tuo a été témoin de la corruption, de la montée des seigneurs de la guerre, des inondations et de la sécheresse sans aucune action de prévention et d’amélioration appropriée, des désastres dus aux épidémies. Déterminé à aider la vie des roturiers, Hua Tuo a fait le choix de devenir médecin au lieu d’entreprendre une carrière officielle au gouvernement.

Hua Tuo a pratiqué la médecine dans sa ville natale et traité de nombreux patients. Il prônait la simplicité et utilisait toujours les méthodes les plus simples pour guérir. On raconte qu’il était capable de prendre le poids exact de plantes pour traiter, sans avoir recours à une balance. S’il devait utiliser l’acupuncture en plus des traitements, il le faisait seulement sur un ou deux points et le résultat était probant. On dit qu’il pratiquait le Qi Gong et qu’il a enseigné les exercices des cinq animaux, pratiqués encore aujourd’hui en Chine.

Hua Tuo a été considéré comme celui qui a découvert les anesthésiques, avec lesquels il a pu pratiquer de nombreuses opérations. La légende raconte qu’il a procédé à l’ouverture des intestins d’un patient, retiré les tissus atteints, nettoyé l’intérieur puis les a refermés. Le patient est demeuré inconscient quelques jours jusqu’à la disparition de la douleur, puis a récupéré.

Hua Tuo est aussi renommé pour son travail de pionnier en hydro et physiothérapie. Cependant, en cette période de chaos, sa renommée ne lui portera pas chance, attirant l’attention de Cao Cao. Cette personnalité politique des plus puissantes souffrait de migraine. Il a ordonné à Hua Tuo de devenir son médecin personnel. Cela allait à l’encontre du désir de Hua Tuo de pratiquer la médecine pour le peuple, mais il n’a pas trouvé d’issue à cette situation. Entretemps, les soupçons de Cao Cao augmentaient après avoir entendu des rumeurs selon lesquelles Hua Tuo avait en haute estime le général Guanyu qu’il avait, un jour, guéri d’une blessure mortelle provoquée par une flèche.

Les maux de tête de Cao Cao s’aggravaient en dépit d’un soulagement temporaire qu’il avait connu grâce à un traitement par l’acupuncture. Il a exigé de Hua Tuo un traitement définitif. La proposition de Hua Tuo de pratiquer une opération chirurgicale du cerveau sous anesthésie a été considérée par Cao Cao comme une tentative flagrante d’assassinat sur sa personne. Ulcéré, ce dernier fit emprisonner Hua Tuo dans l’attente de son exécution. C’est ainsi que Hua Tuo mourut en prison.

On raconte qu’en prison, Hua Tuo aurait écrit son expérience médicale sur un parchemin et qu’il aurait demandé à son geôlier de le transmettre à ses disciples. Il n’est pas clairement établi si le geôlier a refusé et brûlé le parchemin par peur, ou si Hua Tuo l’a fait lui-même, mais cette précieuse expertise médicale a été à jamais perdue


Zhang Zhongjing, révélateur de la sagesse de la médecine chinoise

 

Zhang Zhongjing (150-219 ap. J.-C) était le plus remarquable des médecins vivant sous la dynastie des Han de l’Est, souvent vénéré comme l’Hippocrate de la Chine.

Le folklore médical raconte que Zhang, comme Bian Que, possédait un pouvoir supranormal: le diagnostic visuel. Une fois, il diagnostiqua à un ami une maladie cachée à l’aide de son pouvoir. Mais son ami ne le crut pas. Celui-ci mourut des années plus tard, suite aux symptômes décrits initialement par Zhang.

Zhang était non seulement réputé pour ses capacités médicales mais aussi pour son haut niveau d’éthique médicale. Il traitait les malades sans tenir compte de leur statut social. Il sauva ainsi de nombreuses vies. Quand il devint gouverneur du comté de Changsha, il contourna les interdictions impériales, empêchant les fonctionnaires gouvernementaux de traiter les malades. À l’époque, les fonctionnaires impériaux d’un certain rang n’étaient pas autorisés à visiter le domicile des roturiers. Pour aider les malades, il décida d’ouvrir la salle gouvernementale deux fois par mois, le premier et quinzième jour, afin que les gens souffrant de maladies puissent venir s’y faire traiter.

Du temps de Zhang, de nombreux civils souffraient de toutes sortes de maladies, spécialement d’épidémies dues à la vie rude causée par les guerres civiles. On a dit qu’au moins 200 habitants sont morts dans son village et qu’au moins les deux tiers sont décédés de la typhoïde, y compris des membres de sa famille. Attristé de cela, il consacra la majeure partie de sa vie à rechercher les remèdes et à soigner les malades. Il a observé les signes physiques, les symptômes, le déroulement des maladies et a soigneusement noté les effets de tout traitement qu’il prescrivait.

En 205 ap. J.-C, Zhang Zhongjing écrivit son chef d’oeuvre médical Shanghan Zabing Lun (littéralement Traité sur les pathogènes froids et diverses maladies). Il y inclut les cas cliniques recueillis sur des décennies. Dans son chef d’oeuvre, il donna des détails sur les causes, la pathologie, les principes et les méthodes de traitement des maladies épidémiques et diverses maladies. Cela établit une base théorique solide pour le développement futur de la médecine clinique.

Cet ouvrage, devenu le guide le plus important de la médecine chinoise interne, a gagné le statut de bible médicale parmi les docteurs pratiquant la médecine chinoise traditionnelle. Zhang recommandait le traitement des bains froids pour la thérapie des fièvres, une pratique proposée en Occident à partir du XIXe siècle seulement. En Chine, 115 commentaires sur le livre de Zhang avaient déjà été publiés en 1936 et Zhang était considéré comme le sage de la médecine chinoise.


Sun Simiao, roi de la médecine chinoise traditionnelle

Appelé «le roi de la médecine traditionnelle chinoise» par les praticiens en médecine traditionnelle, il a souvent été décrit comme le tigre-coureur de la légende taoïste qui a atteint l’immortalité après avoir dédié sa vie à sauver des vies et à enseigner «le chemin de la culture de la vie».

Il nous a laissé deux des encyclopédies les plus précieuses de l’histoire de la médecine traditionnelle chinoise. Ces deux ouvrages sont Prescriptions essentielles pesant mille Liang d’or pour les situations d’urgence (Qian Jin Yao Fang), [le liang est une ancienne unité chinoise de poids] et Supplément aux prescriptions pesant mille Liang d’or pour les situations d’urgence (Qian Jin Yi Fang). Ils contiennent à la fois des informations utiles provenant de littératures médicales antérieures et de la propre expérience clinique de Sun Simiao.

De ces ouvrages, nous avons appris que Sun Simiao a consacré une grande partie de son temps aux études pharmacologiques, intégrant la collecte et le traitement des herbes médicinales, l’identification des caractéristiques, les formules à base de plantes et les traitements cliniques.

Le Qian Jin Yao Fang se compose de plus de 5.000 prescriptions et aborde des théories médicales et des sujets cliniques, y compris de médecine interne, de chirurgie, de gynécologie et de pédiatrie. Il traite de désintoxication, des soins d’urgence, de préservation de la santé, du traitement des aliments, de l’acupuncture et du massage. C’est un bon travail de synthèse sur l’état du développement de la médecine chinoise avant la dynastie des Tang.

Le Qian Jin Yi Fang contient près de 3.000 ordonnances et aborde la gynécologie, la pédiatrie, l’accident vasculaire cérébral, l’acupuncture et de nombreux autres aspects de la médecine. Il est un complément complet, indispensable et utile au Qian Jin Yao Fang. L’ouvrage décrit plus de 800 plantes. Plus de 200 fiches apportent également des informations détaillées sur la collecte et le traitement.

Selon Sun Simiao, les catastrophes naturelles ont été causées par les troubles du yin et du yang. De même, les maladies humaines sont également dues à des troubles du yin et du yang dans le corps humain, et peuvent être ramenées à la normale par des traitements.

Sun Simiao a particulièrement défendu la pratique de l’éthique médicale. Dans son ouvrage, il souligne: «Quand un grand médecin traite un patient, il doit se concentrer, se calmer, et être libre de désir et d’activité. Il doit avoir un cœur compatissant et prêt à aider les patients qui souffrent de maladie».

L’esprit humaniste de Sun Simiao a valeur d’apprentissage. Il est un bel exemple, aussi bien pour son époque, que pour nos sociétés d’aujourd’hui.

 





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