News

Table 'serviceswywp.w8_posts' doesn't exist
Warning: mysql_fetch_array() expects parameter 1 to be resource, boolean given in /home/acupunctov/www/_config/display.php on line 226

Un mystère de l'acupuncture expliqué par la science

Un mystère de l'acupuncture expliqué par la science
Des neuroscientifiques américains ont montré qu'un mécanisme physiologique bien connu permettait d'expliquer les bienfaits de l'acupuncture sur certaines douleurs locales.

L'acupuncture a beau être une science orientale vieille de plus de 4000 ans, ses mécanismes restent largement méconnus. C'est tout un pan de la médecine chinoise qui est d'ailleurs souvent méprisé par les scientifiques occidentaux. Une étude américaine menée par Maiken Nedergaard, neuroscientifique à l'université de Rochester à New York, va peut-être permettre de changer un peu cet état de fait. Dans ce papier publié en ligne dimanche 12 septembre 2015 dans Nature Neuroscience, la chercheuse lève le voile sur un processus physiologique permettant d'expliquer comment l'acupuncture permet de soulager les souris d'une douleur localisée. Ces résultats établissent un pont intéressant entre médecines orientale et occidentale.
Les séances d'acupuncture menées par Maiken Nedergaard ont duré une demi-heure pour chaque animal. A chaque fois, elle a enfoncé une aiguille d'acupuncture dans un point bien identifié situé dans la patte douloureuse d'un cobaye et a tourné l'aiguille, selon une méthode traditionnelle, toutes les cinq minutes. Elle a alors prélevé un peu du liquide qu'elle trouvait dans la zone piquée, et a mesuré la teneur en adénosine, un anti-douleur naturel sécrété par certaines cellules. A la fin de la séance, celui-ci était 24 fois plus élevé qu'au début. Par ailleurs, les chercheurs ont constaté que cela coïncidait bien avec une diminution importante de la souffrance pour deux tiers des souris traitées.
L'acupuncture traditionnelle peut être améliorée

Afin d'assurer que c'était bien ce mécanisme qui expliquait la réussite des séances d'acupuncture, son équipe a mené la même expérience sur des souris génétiquement incapables d'utiliser l'adénosine (elles n'ont pas le gène qui permet de synthétiser les récepteurs indispensables à l'action antalgique de la molécule). Les séances d'acupuncture n'ont alors eu aucun effet sur elles. En injectant de l'adénosine directement dans la patte de la souris, la chercheuse a d'ailleurs obtenu des résultats sensiblement similaires à ceux observés après traitement par acupuncture.
Pour finir, les scientifiques ont utilisé un médicament contre la leucémie, la deoxycoformycine, connue pour ralentir la disparition de l'adénosine dans les cellules musculaires. Les bienfaits des séances d'acupuncture ont ainsi été prolongés trois fois plus longtemps. Maiken Nedergaard a donc bien montré qu'il était possible, dans le principe, d'améliorer l'acupuncture en l'assistant par la médecine occidentale. Elle aura aussi démontré par la même occasion qu'il était réducteur d'invoquer constamment l'effet placebo, comme le font les sceptiques, pour expliquer certaines réussites de l'acupuncture.

Pour les patients a qui je parle au quotidien de la prise de Qi, la sensation "specifique ou douloureuse" que l'on peut percevoir lors du travail de l'aiguille, vous comprendrez pourquoi il est dit en chine depuis toujours "une aiguille sans prise de Qi est une aiguille prétentieuse"

 


Revenir aux dossiers